1er mai 2008
Solidarité et Modernité
Par sa présence dans tous les défilés intersyndicaux du 1er mai en région PACA , l’UNSA affirme avec force son attachement au syndicalisme libre et indépendant.
Partout dans le monde, des femmes et des hommes réaffirment aujourd’hui la nécessité d’avoir des syndicats forts, libres, démocratiquement choisis par les salariés pour porter leurs revendications et défendre leurs propositions. Dans ce combat, l’UNSA les soutient.
En France aussi, en 2008, cette exigence d’une démocratie sociale reste d’actualité. L’UNSA y inscrit son action au quotidien et continuera à exiger que chaque salarié de ce pays puisse faire valoir sa voix pour choisir ses représentants.
Quand on sait qu’aujourd’hui, 40% des salariés français, soit 8 millions de salariés, n’ont la possibilité d’avoir ni élus délégués du personnel, ni élu au comité d’entreprise… il y a là matière à agir ensemble pour la démocratie sociale et la pluralité syndicale.
Evidemment, le 1er mai 2008 est aussi le moment de se rassembler pour faire entendre notre voix sur les revendications des salariés français et sur leurs inquiétudes :
1) Le pouvoir d’achat des Français est en baisse. Alors que les prix flambent, les promesses électorales du gouvernement n’ont été suivies d’aucune décision. L’UNSA considère que la question salariale doit enfin être traitée dans ce pays et que ce n’est pas la bienvenue augmentation du SMIC au 1er mai qui va masquer la précarité qui s’installe dans de plus en plus de familles du pays.
2 ) Sur les retraites, l’UNSA n’a pas changé de position depuis 2003. Les questions posées sont celles du financement, du montant des pensions et retraites et du taux d’emploi des Seniors. A ces questions complexes, le gouvernement en 2008, comme il l’a fait en 2003, ne répond que par « augmentation de la durée de cotisations ».
L’UNSA n’a pas accepté la réforme de 2003. Elle sera extrêmement vigilante sur les mesures proposées en 2008.
Sur nos mandats, nous serons dans l’action, sur cette question, avec tous ceux qui choisiront de défendre la retraite par répartition pour toutes et pour tous.
3) La question de l’emploi public, des services publics et de la fonction publique sont au cœur de nos inquiétudes. En effet, ce serait une erreur de poser cette question comme le problème des seuls fonctionnaires. Il s’agit d’un problème citoyen, il s’agit de la société de demain, il s’agit des valeurs solidaires, républicaines de ce pays.
Pour l’UNSA, ces questions sont essentielles. Nous n’acceptons pas la démarche idéologique du gouvernement qui vise à réduire de façon drastique le volume et le champ d’intervention de la fonction publique, alors que dans le même temps, ce même gouvernement a choisi, avec le paquet fiscal, de donner plus à ceux qui ont déjà plus.
La remise en cause de la fonction publique, c’est la remise en cause d’un ciment de notre modèle républicain. L’UNSA le refuse et lance un appel pour que la journée d’action du 15 mai sur cette question soit la plus conséquente possible.
Biens d’autres dossiers sociaux pourraient être abordés. Une constante anime l’UNSA sur l’appréciation qu’elle a de ceux-ci et l’attitude syndicale pour les traiter. Cette constante se résume en deux mots : solidarité et modernité.
Solidarité parce qu’aucun salarié, aucun français ne doit rester sur le bord de la route du progrès social.
Modernité parce qu’aucun modèle social, aussi performant soit-il, ne saurait rester adapté aux évolutions du monde s’il n’accepte pas de se réformer… pour peu que la réforme ait comme ambition le progrès social et pas la casse sociale.
C’est notre exigence lors de ce 1er mai 2008.