A l'ordre du jour de ce Conseil Départemental, la
préparation des élections prud'homales qui doivent se tenir à la fin de l'année, l'actualité sociale mais aussi et surtout la possibilité d'un dialogue voire d'un rapprochement avec la
CGC.
Un sujet épineux mais essentiel, explique Luc MARTIN CHAUFFIER du Bureau National. Alors que la "position commune" qui change radicalement les règles du jeu syndical pourrait
passer dans la loi rapidement, "il faut être fort" pour ne pas rester sur le carreau et " ne pas laisser seuls en piste la CGT et la CFDT", ajoute le secrétaire
départemental Joël FIORANI. Et en effet, cette "position commune", remet en cause l'arrêté de 1966 qui accordait à cinq confédérations (CGT,CFDT,FO,CFTC, et CFE-CGC) une
"présomption irréfragable de représentativité".
Désormais, pour pouvoir négocier au nom des salariés, un syndicat devra obtenir au moins 10% des suffrages aux élections des comités d'entreprise ou de délégué du personnel et 8% au niveau
national et dans les branches. Un critère que l'UNSA compte bien remplir pour rester dans le jeu: " On veut être une locomotive, un moteur, dans le
remodelage du paysage syndicaliste français" précise Luc MARTIN CHAUFFIER. "On ne veut pas que
le syndicalisme se réduise à un tête à tête entre la CGT et la CFDT. Alors on accepte les discussions avec la CGC et on discutera avec tous ceux qui le souhaitent ".
NICE MATIN du 26-05-2008